L’Observatoire des religions
Un grand classique de Maxime Rodinson,

Islam et capitalisme

Editions du Seuil, 1966

mardi 3 juillet 2007

Notes de lecture. Les chiffres entre parenthèses renvoient à la pagination du livre
Si l’on voulait admettre que les versets de la prédestination avaient nécessairement entraîné les musulmans sur la voie du fatalisme, il faudrait logiquement admettre la même conclusion pour le judaïsme et le christianisme. (108)
Salomon dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. (Matt 6, 25-30)
Hostilité judéo-chrétienne à la magie. Du même type dans le Coran (111)
L’élection d’Israël basée sur une tromperie Genèse 27
L’idéologie Coranique nous apparaît donc comme faisant intervenir le raisonnement , la rationalité à un plus haut degré que les idéologies reflétées par l’Ancien Testament et le Nouveau Testament ; comme invoquant l’idée de prédestination à peu près dans la même mesure que ces deux corpus sacrés, mais exhortant nettement à une orientation active dans la vie individuelle et sociale ; enfin comme subordonnent la technique magique à la volonté divine exactement comme les deux autres livres révélés, sauvegardant de la sorte les possibilités humaines de faire obstacle à cette technique, si parfaite qu’en ait pu être la manipulation. (113)
Le caractère rationaliste de la culture musulmane est en réalité très accentué, au moins autant que celui de la culture occidentale à la même époque. (117)
En tout état de cause si à partir d’une certaine date les techniques du monde oriental ont été inférieures à celles de l’Europe, la cause n’en serait être dans la religion musulmane. Tout d’abord, parce que à l’époque antérieure la supériorité technique de l’Orient musulman fut éclatante…Ensuite parce qu’on ne peut découvrir dans la doctrine musulmane ce qui pourrait s’opposer à l’activité technique. (120)
Quant à la résistance idéologique à la recherche permanente du profit [...] elle a certainement été moindre en islam qu’en Occident chrétien [...] Pour l’islam l’accent est plutôt mis sur le bon usage des biens, sur le mérite qu’il y a à les dépenser avec intelligence et à les distribuer avec générosité. Attitude qui favorise plus l’expansion économique que celle des théologiens chrétiens
Ajouter : exaltation du pauvre et du mendiant dans l’idéologie chrétienne médiévale. (121)
Biblio : Louis Massignon L’influence de l’islam au Moyen Age sur la fondation et l’essor des banques juives Bulletin d’études orientales, 1, 1931, et Opera Minora, T 1 Beyrouth 1963 Lammens, La Mecque à la veuille de l’hégire , Beyrouth, 1924 Moubarac Y, Abraham dans le Coran, Vrin, 1958 Destanne de Bernis, Islam et développement économique, Cahiers de l’ISEA, n° 106, octobre 1960 Austruy, Vocation économique de l’islam

Accueil du site | Contact | Plan du site | En résumé | Espace privé | Statistiques | visites : 274675